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Sofia Vladimirovna PANINA

Aristocrate russe, Sofia Vladimirovna Panina est née en 1871. Jeune héritière d’une gigantesque fortune, la comtesse Panina possède plusieurs domaines près de Moscou, ainsi qu'un palais en Crimée. Après avoir terminé ses études universitaires à Saint-Pétersbourg, elle fréquente les cercles intellectuels d'opposition de la capitale. Elle crée plusieurs œuvres de bienfaisance, et devient mécène pour des artistes et des écrivains. Elle fonde des jardins d’enfants et des écoles primaires, notamment à Moscou, et s’implique dans de nombreuses commissions et sociétés pour l'instruction féminine.

Suite à la révolution russe de février 1917 qui met en place un gouvernement provisoire et crée une Assemblée constituante, la comtesse Panina est la première femme de l’histoire mondiale à occuper un poste ministériel au sein d’un gouvernement en devenant ministre du Bien-être de l’État, puis ministre adjointe de l’Éducation.

Elle est arrêtée toutefois en novembre 1917 par le nouveau pouvoir bolchevique, et jugée à Petrograd dans ce qui fut un des premiers procès politiques. Accusée d’avoir détourné de l’argent du ministère de l’Éducation, ce qu’elle nie farouchement, elle est remise en prison jusqu'à ce que ses amis paient la somme exigée.

En 1919, elle se rend à Paris pour chercher du soutien pour les Russes blancs mais sans succès.  Elle retourne alors en Russie, mais la défaite des armées blanches l'oblige à fuir la Russie pour toujours. Elle passe le reste de sa vie en exil, tout d'abord à Genève où elle est la représentante active du Zemgor (organisation d’aide aux émigrants russes) et se consacre à ses activités humanitaires.

Epilogue

Inquiète de la montée du nazisme en Europe, Sofia Valdimirovna Panina quitte l'Europe en décembre 1938 pour les États-Unis. Installée à New York, elle collabore avec Alexandra Tolstoï, la plus jeune fille de Léon Tolstoï, à la création de la Fondation Tolstoï. D'abord créée pour aider les émigrés russes bloqués en Europe alors que la menace de guerre grandit, cette fondation devient rapidement une importante organisation d'aide aux prisonniers de guerre et aux personnes déplacées. Elle meurt à New York en 1956.

Adresse

Grand-Rue 11.