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Renée-Marguerite FRICK-CRAMER

© Archives du CICR

Renée-Marguerite Cramer naît à Genève en 1887 au sein de la vieille bourgeoisie locale. Suite à ses études en droit et en histoire couronnée par un doctorat, elle choisit de se consacrer à la recherche historique. Elle s’intéresse aux questions de nationalité et de relations entre Genève et la Suisse. Elle est la première historienne à porter le titre de professeure suppléante en Suisse, tandis qu’elle reçoit à deux reprises le prix Ador pour ses travaux d’histoire.

Dès la création, le 15 août 1914, de l’Agence internationale des prisonniers de guerre par le Comité international de la Croix-Rouge, Renée-Marguerite Cramer, qui n’est pas la première de sa famille à être membre du CICR, est sollicitée afin de codiriger les Services de l’Entente, pôle chargé des prisonniers alliés détenus dans les territoires des Puissances Centrales. Elle met ainsi un terme à sa carrière universitaire.

En 1918, elle est nommée membre du CICR. C’est la première femme qui intègre le Comité.

En 1919, elle prend part aux négociations de la Conférence médicale de Cannes, dont l’enjeu est d’empêcher la formation d’une Ligue des Croix-Rouges des pays vainqueurs. Un an plus tard, elle épouse Édouard Frick, délégué du CICR en Europe orientale. 

Les années 1920-30 vont lui permettre de mûrir une réflexion en faveur de la protection des prisonniers de guerre et des civils. Le sort des réfugiés constitue également l’une de ses préoccupations. Au sortir de la guerre, ils sont près de 12 millions à avoir été déplacés, et leur rapatriement pose de nombreux défis logistiques et diplomatiques. Selon Renée-Marguerite Frick-Cramer, « il n’y a en effet aucune raison d’appliquer des règles différentes aux prisonniers militaires et aux internés civils tels que nous les concevons. Les uns et les autres, capturés dans les lignes ou dans le pays ennemi, sont internés dans des camps et leur régime est semblable ».

Epilogue

Renée-Marguerite Frick-Cramer est l’une des principaux auteurs du projet à l’origine de la Convention de 1929 sur le traitement des prisonniers de guerre. Elle poursuit sa mission au Comité jusqu’en 1946, et meurt en 1963.

Adresse

Promenade du Pin 1.