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Gustave ADOR

Issu de la haute bourgeoisie genevoise, Gustave Ador, né en 1845, devient avocat tout en menant une brillante carrière politique, au niveau communal, cantonal (au Grand Conseil et au Conseil d’État) et fédéral (Conseil des États, Conseil national, Conseil fédéral) dans le parti indépendant puis démocratique (ce dernier étant l’ancêtre du parti libéral). Sa carrière politique est couronnée par l’accession en 1917 au Conseil fédéral dans un climat de profonde division entre Romands et Alémaniques. Il mène alors une politique d’apaisement entre les Confédérés et veille à améliorer l’image de marque de la Suisse à l’étranger.

Fils de banquier, Ador est aussi un financier avisé, membre de divers conseils d’administration en Suisse et en France dans des domaines variés tels que, par exemple, la banque, l’industrie du gaz, l’électricité, la navigation, le chemin de fer et la presse.

Parallèlement à ses multiples activités, il s’engage au sein du CICR dont il intègre le comité en 1871. Devenu son président en 1910, il livre une bataille humanitaire sans précédent dès le début de la Première Guerre mondiale et crée l’Agence internationale des prisonniers de guerre pour laquelle le CICR reçoit le prix Nobel de la paix en 1917. Par ce travail, il noue des contacts avec de multiples personnalités politiques et acquiert une stature d’homme d’État.

Président de la Confédération en 1919, il participe aux travaux de la Conférence de la paix de Paris et réussit à faire reconnaître la particularité de la neutralité suisse dans le cadre du traité de Versailles. Ainsi la Suisse peut-elle devenir membre fondateur de la SDN, et Genève accueillir son siège.

Après avoir quitté le Conseil fédéral à près de 75 ans, il accepte de représenter la Suisse à la SDN aux travaux de laquelle il participe activement, notamment par le biais de son Assemblée et de sa Commission économique et financière.

Le sauvetage humanitaire des réfugiés russes en 1921 où il joue un rôle central est un témoignage de sa capacité à mettre au profit d’une cause l’ensemble des leviers qu’il a à sa disposition par son autorité et ses multiples fonctions.

Epilogue

Se retirant de la SDN en 1925 pour des raisons de santé, il consacre ses dernières forces au CICR qu’il préside jusqu’à sa mort en 1928.

Adresse

Rue de l’Athénée 8 ou Villa Hauterive, chemin de Belle-Fontaine (carrefour Quai de Cologny).