Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
Le Comité international de la Croix-Rouge a été fondé en février 1863 sous le nom de Comité international de secours aux militaires blessés par cinq hommes, le général Guillaume-Henri Dufour qui le préside, Louis Appia, Henry Dunant, Théodore Maunoir et Gustave Moynier, dans le cadre de la Société genevoise d'utilité publique. Moynier qui était le président de celle-ci y présenta en effet les idées qu'Henry Dunant avait exposées dans son livre Le Souvenir de Solferino relatant le traumatisme qu'il a vécu suite à la bataille de Solferino (1859) et exposant les deux idées à la base de la Croix-Rouge: la neutralisation du personnel sanitaire en temps de guerre et la création, dans chaque pays, de secours pour soigner les blessés en temps de guerre.
En octobre 1863, ce jeune comité organise une conférence internationale réunissant des représentants de gouvernements et des experts privés (en particulier des médecins) qui adoptent dix résolutions qui sont à la base de la création des futures sociétés nationales de la Croix-Rouge. Le CICR sollicite ensuite le Conseil fédéral pour organiser une conférence à Genève en août 1864. Celle-ci aboutit à la signature de la Première Convention de Genève relative à la protection des militaires blessés, inaugurant le développement du droit international humanitaire.
Dès la guerre des duchés en 1864, le CICR – par un travail basé sur la neutralité – œuvre pour permettre aux sociétés nationales de la Croix-Rouge de faire parvenir des secours aux militaires blessés. Cette action se poursuit ensuite aux prisonniers de guerre et aux réfugiés. Le CICR crée ainsi plusieurs agences internationales de renseignements et de secours dans différentes villes d’Europe (dès celles de Bâle en 1870).
Dès le début de la Première Guerre mondiale, le CICR fonde sur l’initiative de son président, Gustave Ador, l’Agence internationale des prisonniers de guerre qui compte jusqu’à 1200 collaborateurs. Une section civile de cette Agence est également créée. De nombreux délégués sont envoyés dans les camps pour examiner les conditions de détentions. Le CICR organise aussi le rapatriement des grands blessés, puis des prisonniers de guerre, en particulier ceux détenus dans la Russie bolchévique.
Durant l’été 1921, il participe, avec d’autres organisations, au sauvetage humanitaire des réfugiés russes et aux secours destinés à la population russe victime de la famine.
Après la courte présidence du général Dufour, le CICR fut présidé par Gustave Moynier jusqu’en 1910, puis par Gustave Ador (jusqu’à sa mort en 1928).
Le CICR est donc à l’origine du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui regroupe aujourd’hui le CICR, les Sociétés nationales (plus de 190 actuellement) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi qu’à l’origine du droit international humanitaire édicté par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels.
Adresse
Le siège du CICR a de nombreuses fois déménagé jusqu’à son installation en 1946 dans ses locaux actuels. En 1921, il se situe au numéro 1 de la promenade du Pin.