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BENOÎT XV

Dès son élection le 3 septembre 1914, le pape Benoît XV (né en 1854) vit dans sa conscience la tragédie de la guerre entre chrétiens et mène une campagne diplomatique extrêmement active en faveur de la paix.

Son Exhortation aux catholiques du monde entier, du 8 septembre 1914, à se tendre la main plutôt qu’à poursuivre la guerre reste inaudible dans le concert nationaliste de l’entrée en guerre. Il consacre sa première encyclique à dénoncer le principe de la guerre pour résoudre les conflits et réparer les droits des lésés. Il multiplie les démarches en faveur de la paix, dont, en particulier, sa note de paix du 1er août 1917 qu’il adresse directement aux gouvernements. En vain, chaque camp refuse une « paix blanche » (soit sans vainqueur), chaque camp suspecte le pape de privilégier son ennemi.

Parallèlement, Benoît XV mène une activité humanitaire en faveur des prisonniers de guerre, des réfugiés et des populations en guerre, activité qui est davantage acceptée par les belligérants puisqu’elle se réfère à la charité chrétienne.

L’action humanitaire du Saint-Siège se poursuit dans l’après-guerre, alors que le pape veille à renouer avec les différents États et à assurer au Saint-Siège une place supranationale.

Même si les actions pacifistes durant la Première Guerre mondiale ont échoué, Benoît XV a marqué l’histoire de la papauté en initiant une politique interventionniste pacifiste du Saint-Siège sur la scène diplomatique internationale.

Epilogue

Il meurt en 1922.

Adresse

Par télégramme auprès de son secrétaire d’État.